Découvertes et acclimatation

Cela fait deux semaines que nous sommes à Otavalo ! Nous avons l’impression d’y être depuis 1 mois tant les journées sont intenses… Suivez-nous dans notre deuxième semaine qui fut riche en découvertes et acclimatation !

Notre engagement avec Unorcac à Cotacachi

Nous travaillons donc avec Unorcac, une organisation composée de communautés indigènes qui a pour but de renforcer leurs impacts économiques, politiques et culturels en Équateur. Elle se divise en plusieurs branches comme la santé, le tourisme, ou l’agriculture… De notre côté, nous avons rejoint le Comité Central de Mujeres de Unorcac (CCMU), une coopérative de femmes venant des communautés autour de Cotacachi. Leur objectif est lié à celui de l’Unorcac : renforcer l’influence des femmes indigènes dans la société et améliorer les conditions de vie de leurs familles (santé, accès à l’éducation, prévention des violences… ). Cette première semaine nous a permis de faire la connaissance des deux piliers de l’association : 

Magdalena (ou Maggi) 

Elle la présidente du CCMU et dirige la coopérative depuis 2 ans avec beaucoup de détermination. Il faut dire que ce n’est pas facile. Vous imaginez bien que des assemblées générales à plus de 15 femmes, c’est un beau mélange de bavardages, couture, potins, avec de la jalousie et des conflits parfois assez sérieux. Mais par-dessus tout, Maggi a le cœur sur la main ! Elle peut paraître assez froide et autoritaire mais elle n’a qu’une préoccupation : protéger les femmes qui travaillent à la CCMU et faire vivre l’organisation.

Elle est d’ailleurs surnommée par tous comme : Madre Superiora, soit dit en français, la mère supérieure d’un couvent ! Cela vous donne une idée du personnage…

Claude

Cette française retraitée vit seule à Cotacachi et s’engage avec la CCMU depuis 6 ans. Ancienne médecin, elle a voyagé partout dans le monde avec Médecins Sans Frontière et semble avoir tout vu et tout vécu ! C’est un mur porteur de la coopérative car c’est grâce à elle qu’il y a une ébauche d’administration et d’organisation. Elle est au courant de tout et nous a gentiment rassemblé des documents nous expliquant l’état de finances et l’organisation hiérarchique de la coopérative.

Elle a un caractère bien trempé mais peut paraître assez défaitiste, notamment face au manque d’organisation qui semble frapper chaque projet en construction… Grâce à elle nous y voyons plus clair et c’est rassurant de savoir qu’elle est là si nous en avons besoin ! 

Nos responsabilités se dessinent doucement

Après des premiers pas hésitants, nous prenons de plus en plus nos marques et ouvrons grands les yeux et les oreilles ! Pour l’instant, nous sommes encore au stade d’observation, aussi bien pour se familiariser avec les outils et habitudes que pour se faire accepter par les femmes. Nos mots d’ordre sont donc légitimité et indépendance : notre but sera de les conseiller pour que la structure gagne en solidité et viabilité. Nous prenons donc notre temps. En effet, nous rencontrons les femmes, et nous étudions les projets en place pour bien nous imprégner de la culture de l’entreprise.

Nous sentons déjà que 3 projets vont nous solliciter : installation d’une cantine, relance de la fabrique de Chicha (boisson traditionnelle à base de maïs) et coordination d’un projet de couture et broderie traditionnelles. Les deux prochaines semaines vont nous permettre d’y voir un peu plus clair et nous découvrirons sûrement d’autres projets annexes…  Cela s’annonce intense et passionnant !

Découverte unorcac, assemblée générale, voyage équateur

Découverte de la situation politique et économique en Équateur

Nous sommes amenées à travailler avec une partie de la population qui a énormément souffert du Covid. Il s’agit de toutes ces personnes vivant au jour le jour d’activités plutôt informelles. Pour elles, sortir vendre leurs produits dans la rue est souvent une question de survie. Ainsi, le confinement, qui s’est étendu de mars à juin 2020, a eu des conséquences dramatiques. Comme partout, pensez-vous sûrement, et à juste titre.

Cependant, on estime que c’est le troisième pays le plus frappé économiquement en 2020, avec une récession allant de 9 à 11% selon les estimations. Notre action s’inscrit donc dans un contexte particulièrement délicat, qui oscille entre reprise économique nécessaire et crainte d’un retour en flamme de la pandémie.

Dans ce contexte, les élections de 2021 sont très importantes. A savoir qu’en Equateur, voter est obligatoire entre 18 et 65 ans (et facultatif pour les 16-18 et les +65 ans). Le président sortant, Lenin Moreno, a un taux de popularité très bas et ne s’est pas représenté aux présidentielles de 2021. Moins de 10% des électeurs lui sont favorables en cette fin de mandat. Sur les murs à Quito (la capitale) nous pouvions lire «fuera Moreno» (« dehors Moreno »).

Au premier tour des élections, seize listes s’affrontaient. Mais seule une poignée de candidats ont su se démarquer, et ils sont quatre pour le second tour qui aura lieu le 11 avril.

C’est un point introductif qui concentre des grands sujets. Nous espérons qu’il vous aura permis d’en savoir un peu plus sur l’actualité du pays dans lequel nous évoluons. Nous vous donnons rendez-vous dans la prochaine newsletter pour une description plus précise des différents candidats et des enjeux politiques locaux !

Découvertes et acclimatation à la vie de tous les jours

A Otavalo, la vie est paisible mais personne ne refuse une occasion pour se retrouver en famille ou entre amis! Ainsi, dimanche 14 février, les rues d’Otavalo étaient pleines de vendeurs de fleurs, de ballons ou encore de peluches pour fêter la Saint-Valentin. Les bars, restaurants et même supermarchés étaient soigneusement décorés pour l’occasion.

Vous imaginez bien que dans la soirée, nous sommes curieusement sorties pour nous imprégner de cette ambiance ! Dans le bar que nous avions choisi se réunissaient de grandes familles avec enfants, grands-parents, cousins… À d’autres tables, dans une ambiance plus intime, on pouvait retrouver un ou deux couples plus jeunes.

Deux chanteurs interprétaient en karaoké les grands classiques des chansons d’amour latinoaméricaines. Si vous souhaitez vous faire une idée de l’ambiance, nous vous invitons à écouter Me dediqué a perderte d’Alejandro Fernandez !

Saint Valentin en équateur, découverte et restaurant

Première excusion dans la nature

Après des journées bien remplies nous avons un grand besoin de nature pour se défouler ! Notre première excursion fut donc de découvrir la Laguna de Cuicocha. Il s’agit d’un grand lac à l’intérieur d’un volcan endormi, dont nous avons fait le tour. La randonnée nous a pris plus de 4 heures, avec des successions de marches d’escaliers interminables, le tout à 3 500 mètres d’altitude. Le souffle court comme si nous venions de courir la course la plus rapide de notre vie, nous avancions pourtant tranquillement. En tout cas, plus tranquillement que d’autres qui, plus téméraires, faisaient le tour en courant. Mais nous sommes rentrées ravies et déjà très fières de cette première vraie randonnée. Depuis, nous n’avons qu’une hâte : partir à la découverte d’autres sommets équatoriens !

Clotilde et Héloïse découvrent la Laguna de cuicocha en équateur et randonnent dans les montagnes
Découverte laguna de cuicocha, lac en équateur et montagnes

Pour nous préparer physiquement aux aventures qui nous attendent, nous avons repris le sport ! Clotilde court plusieurs fois par semaine le long de la voie ferrée d’Otavalo tandis qu’Héloïse reprend ses séances à la maison, n’osant toujours pas rejoindre une des nombreuses salles de sport ouvertes. Nous attendons avec impatience la reprise des cours de salsa dans le bar en bas de chez nous pour continuer de travailler le cardio…!

 

Prochaines étapes : se fondre encore plus dans l’association, apprendre quelques mots de Kichwa (le dialecte local) et aller découvrir de nouveaux endroits autour de chez nous…

A très vite pour les prochaines nouvelles de l’Équateur

Clotilde & Héloïse