Vivez une semaine à Otavalo en Equateur 

Avec la crise internationale qui nous touche tous désormais, nous avons trouvé judicieux de vous faire voyager  un peu en vous donnant de nos nouvelles.

La première chose que nous souhaitons vous partager c’est:

NOTRE VIE AU QUOTIDIEN

Nous avons la chance à Otavalo, de partager notre quotidien avec la communauté Kichwa (et non pas Quechua comme le peuple Péruvien). En effet, plus de 75% de la population de la ville est issue de cet incroyable peuple Indigène. Grâce à leur tenue traditionnelle, on peut identifier à quelle communauté ils appartiennent. Avec leurs terres très fertiles, leur gastronomie comme leurs cultures sont très riches : maïs, quinoa, pois, manioc, fruits et légumes en tous genres. Nous nous régalons chaque jour avec ces produits naturels. Le plat de fête est une assiette de cochon d’inde accompagné de riz et pommes de terre (étonnant de mélanger deux féculents non ?). Et cela ne va pas sans parler de leur savoir-faire unique en matière de textile et tissage, célèbre jusqu’au-delà des frontières équatoriennes.

 

Tous les jours, et plus particulièrement le samedi, sur la Plaza de Ponchos s’installent les artisans-commerçants de la ville. Malheureusement, depuis le 16 mars 2020, nos voisins n’ont pas déplié leur marchandise, un repos bien mérité pour eux qui travaillent 7j/7.

En semaine

Lorsque nos journées se terminent, c’est séance de sport assurée ! Le lundi et le vendredi c’est zumba, le mardi salsa, le mercredi course à pied et le jeudi renforcement musculaire. Un bon moyen de décompresser et de côtoyer des locaux. Vous vous demandez peut-être, pourquoi tant de sport ? Eh bien c’est pour nous préparer à l’ascension du Cotopaxi, le deuxième volcan le plus haut d’Equateur qui s’élève à plus de 6000m d’altitude !

 

La journée nous partons dans les zones rurales d’Otavalo à la rencontre des entrepreneurs. A ce jour, nous suivons régulièrement sept activités commerciales : Arcesio et Fanny, Amparito, Vanessa, Segundo et Marisol, Carlos, Fernando ainsi qu’Anita.

Et d’ailleurs …

On vous en dit plus à propos d’une situation spéciale entre deux d’entre eux ! 

Fanny et Arcesio

Vous vous souvenez qu’au départ, rien ne nous amenait à partir en Équateur ensemble ? Nous ne nous connaissions pas l’une l’autre et on s’est finalement trouvées !  Et bien la situation se reproduit avec ce couple d’entrepreneurs…

Rencontrés lors d’une conférence à Cayambe (ville à 45 minutes d’Otavalo), il nous paraissait évident de leur expliquer poliment l’impossibilité de travailler avec eux lors de notre première rencontre. Pourtant, encore une fois, tout comme notre binôme, le feeling était au rendez-vous et ils nous ont montré plus que quiconque à quel point ils étaient motivés.

Ils sont propriétaires d’une auberge d’une vingtaine de chambres, d’un local commercial qu’ils louent à une compagnie de taxis et d’un restaurant inexploité. Nous avons vu beaucoup d’opportunités de développement de leur commerce tant sur la gestion administrative et comptable de l’hôtel que sur l’exploitation du restaurant.

Et avant de rentrer plus dans les détails, laissez nous vous présenter Vanessa.

 

VANESSA

Vanessa est propriétaire d’une franchise de la chaîne de cafétéria & pizzeria Sabor Vazco. Sa problématique principale est la communication. Effectivement, Sabor Vazco détient trois locaux commerciaux à Otavalo mais leur communication digitale n’est pas du tout uniforme.

Après un premier rendez-vous pour connaître son activité et ses besoins, nous avons créé une formation sur-mesure destinée aux chargés de communication de chaque local de Sabor Vazco. Le but étant de travailler sur leur image de marque et sur la stratégie de communication à adopter sur les réseaux sociaux.

Lors d’un échange, Vanessa nous confie qu’un nouvel associé a rejoint la famille Sabor Vazco et a acheté le droit d’exploiter le nom de la marque pour s’implanter à Cayambe (ville où est situé le restaurant inexploité de notre couple d’entrepreneur présenté plus haut !!!!).

Vous l’aurez compris, ni une, ni deux, nous avons sauté sur l’occasion de mettre ces deux entrepreneurs en relation. Surtout que le restaurant est équipé d’un grand four au feu de bois, qui serait parfait pour préparer les pizzas. 25 appels, 48 messages et deux visites plus tard nous sommes fières de voir que les deux parties sont actuellement en cours de négociation pour installer la franchise de Sabor Vazco dans le local de Fanny et Arcesio à Cayambe. Nous suivons cela de près et vous informerons de la suite dans la prochaine Newsletter.

Merci à vous de permettre que cette opportunité soit réalisable !

NOS WEEKEND

La vie à Otavalo est donc très propice à notre épanouissement. Mais cela ne nous empêche pas de partir à la découverte d’autres horizons le week-end. L’Equateur est riche de ses volcans. Et nous nous sommes fait un plaisir de commencer à les explorer.

Après avoir atteint plus de 5000m au sommet du glacier Cayambe, nous avons, pas plus tard que samedi dernier, atteint les 4600m du volcan Imbabura. L’altitude et le temps changeant ne facilitent pas la tâche mais c’est un réel plaisir de se sentir respirer au coeur de la nature.

Et bien sûr, que serait cette merveilleuse Pachamama (mère nature en Kichwa) sans ses incontournables légendes

On vous en partage une ?

Il est dit que le plus grand sommet de la région, l’Imbabura, est le père de la vallée, et que le volcan Cotacachi en est la mère. Tous deux ont grandi ensemble, et une fois adultes, sont tombés amoureux. Néanmoins, les volcans peuvent être infidèles, et l’Imbabura (anciennement enneigé) se prit d’amour pour le volcan Cayambe, et lui donna sa neige. Cotacachi s’aperçut que la neige d’Imbabura avait disparu, comprit la trahison et exigea de celui-ci qu’il lui donne sa forêt, ce qu’il fit.

Entre temps, le massif Fuya Fuya tomba amoureux de mama Cotacachi, qui le repoussa par fidélité à l’Imbabura. Ce rejet expliquerait que ce massif soit toujours noir, la tête dans les nuages et l’on raconte même que les lagunes que le Fuya Fuya abrite sont ses larmes.

 

Fin février nous avons aussi eu la chance de voyager sur la côte. Nous en avons pris plein les yeux ! Chaleur tropical (et grandes averses), certes, mais surtout une incroyable culture afro-équatorienne. Le poisson y est délicieux. La pauvreté se ressent beaucoup plus que dans la Sierra, où se trouve Otavalo. Une chose est sûre, on y retournera quand la situation sera plus calme.


 

Nous sommes très heureuses de pouvoir vous partager ces nouvelles et espérons que, où que vous soyez, vous êtes en bonne santé et profitez de vos familles. D’ailleurs, nous transmettons par cette lettre, une tendre pensée à tous nos proches qui nous soutiennent dans cette merveilleuse aventure que nous croquons à pleines dents.

A très bientôt et comme d’habitude,

nous adorons recevoir vos réponses !

 

Adios, 

Agata y Hortensia

 

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