Qu’est-ce que le micro-crédit, et pourquoi y avoir recours ?

Selon la définition du rapport annuel de l’observatoire de la microfinance, « le micro-crédit est avant tout un outil de développement économique et social, en permettant aux personnes de faibles ressources porteurs d’un projet personnel, de bénéficier de prêts que leur refusent le système bancaire traditionnel ».

Le micro-crédit est un outil d’inclusion financière qui est utilisé depuis longtemps mais qui a été démocratisé il y a 50 ans au Bangladesh par Muhammad Yunus. C’est lui qui a créé le premier institut de microfinance, la Grameen Bank. L’objectif était de faire bénéficier d’une aide financière le plus grand nombre de bangladais, et surtout les plus pauvres qui étaient jusqu’à aujourd’hui laissés pour compte. Il a reçu en 2006 le prix Nobel de la Paix pour cette initiative.

Les personnes ayant recours au micro-crédit sont souvent des personnes très pauvres qui n’ont pas les garanties financières nécessaires, et donc exclues des banques classiques. Celui-ci permet au bénéficiaire de développer son activité professionnelle ou encore de palier un imprévu budgétaire. C’est donc un moyen de s’inclure dans l’économie locale, de s’émanciper, d’améliorer sa vie et celle de sa famille. D’après une étude de Babyloan, une augmentation de 10% des crédits aux femmes permet une hausse moyenne de 8% de la scolarisation des enfants et une baisse de 5% de l’extrême pauvreté.

Quelles sont les différences du micro-crédit dans le Monde ?

Première différence : le montant. Les prêts octroyés en France seront de montants plus élevés que dans un pays en voie de développement – comme au Pérou par exemple. 

Une deuxième différence notable est l’utilisation de ces emprunts. En France les microcrédits ont souvent moins d’impact que dans les pays en voie de développement, mais ils permettent de régler des situations handicapantes. Lorsqu’en France une personne contracte un microcrédit pour payer la réparation de sa voiture en panne, pour le même montant, un entrepreneur latino-américain sera capable de démarrer son entreprise. Dans les régions moins développées du monde, les microcrédits sont une source de revenu qui peut changer du tout au tout le quotidien des bénéficiaires. 

Une troisième différence est le suivi des personnes ayant recours à ce type de crédit. En France, le suivi des clients sera bien plus important que dans d’autres régions moins développées. Cela peut s’expliquer par les différences dans les infrastructures et l’accès aux nouvelles technologies. Dans les zones les plus recluses du monde, certaines personnes n’ont pas l’accès à une ligne téléphonique stable ou à internet. Cela rend la tâche de suivi bien plus ardue que dans les pays développés. En France, nous nous déplaçons chez notre conseiller pour discuter de notre emprunt. En Amérique du sud, c’est au banquier d’aller chez le client pour récupérer les remboursements. Le processus de remboursement est donc plus complexe et chronophage. 

Il existe des associations d’aide au développement – dont Impulso fait partie – qui apportent aux entrepreneurs latino-américains un suivi dans la gestion de leur business afin d’améliorer leur situation grâce au microcrédit. Pour ce faire, l’association va accompagner chaque entrepreneur en prodiguant une éducation financière et pratique (comptabilité, marketing, étude de marché, etc.). 

Quelles sont les alternatives au microcrédit ?

La première alternative au micro-crédit, qui est en soit un outil très proche, est le prêt classique tel que nous le connaissons tous. Cependant les conditions que devra remplir le bénéficiaire seront plus strictes. Par exemple il devra emprunter un montant plus important mais aussi avoir davantage de garanties financières pour couvrir le risque de défaut.

Un autre moyen de récolter une somme d’argent est le crowdfunding. Le principe est de lancer une cagnotte, souvent en ligne, pour récolter de l’argent auprès de particuliers, d’entreprises ou encore de fondations. L’avantage de cette solution est le format participatif – et sans besoin de remboursement – puisque les personnes participent financièrement. Les participants peuvent recevoir une contrepartie ou non pour leurs dons, par exemple si vous participez dans les lancements d’une marque vous pourriez recevoir des produits lors de la sortie. Le désavantage de cette solution est qu’elle demande beaucoup d’efforts pour démarcher, expliquer son projet et convaincre les potentiels donateurs.

Dernière solution : les nouvelles entreprises tech du crédit. il existe aujourd’hui des plateformes de micro-crédit entre particuliers qui permettent d’emprunter des petites sommes d’argent pour un besoin de trésorerie ou des projets du quotidien. C’est le cas de la plateforme FinFrog qui propose des petites sommes d’argent allant de 100 à 600€ remboursables en 3 ou 4 mois.