Instant culture d’Août :

A la découverte d’Otavalo et des richesses de sa région

OTAVALO, UNE VILLE TRANQUILLE ET AUTHENTIQUE

Perchée à 2580 mètres d’altitude, à 2h de route au nord de Quito, Otavalo est une jolie ville entourée de volcans. Plaque tournante du commerce artisanal depuis des années, cette ville très touristique accueille un des plus grands marchés de textile d’Amérique Latine. Chaque samedi, les vendeurs des environs affluent sur la Plaza de lo Ponchos pour vendre toutes sortes de marchandises : vêtements et habits traditionnels, bijoux, hamacs, tissus, broderies…

LE PEUPLE OTAVALO

Otavalo possède une très ancienne vocation commerciale, en partie due à sa géographie. Les terres sur lesquelles vivent les Indiens otavalos se situent à l’endroit où la Cordillère des Andes “s’affaisse”, favorisant le passage d’est en ouest. Cette particularité géographique leur a permis d’avoir accès à des zones tropicales chaudes, et par ce fait de pouvoir cultiver le coton, la coca, le sel…

A la fin du XVIème siècle les Espagnols, qui avaient colonisé les régions où vivaient les Incas, se rendirent maîtres de la filière coton et obligèrent les Kichwas à travailler dans des obrajes, des ateliers de textile où ils étaient enchaînés à leur métier à tisser. Le savoir-faire indigène en matière de textile et tissage est célèbre au-délà des frontières équatoriennes, puisqu’ils exportent aujourd’hui encore dans le monde entier. On peut par exemple retrouver toute sorte de lainage (gants, bonnets, pulls, chaussettes…) en France sur les stands andins lors des marchés de Noël.

LA LÉGENDE DES VOLCANS DE LA RÉGION IMBABURA

Il est dit que le plus grand sommet de la région, l’Imbabura, est le père de la vallée, et que le volcan Cotacachi en est la mère. Tous deux ont grandi ensembles, et une fois adultes, sont tombés amoureux. Néanmoins, les volcans peuvent être infidèles, et l’Imbabura se prit d’amour pour le volcan Cayambe et lui donna sa neige. Mais Cotacachi s’aperçut que la neige d’Imbabura avait disparu, comprit la trahison et exigea de celui-ci qu’il lui donne sa forêt, ce qu’il fit.

Entre temps, le massif Fuya Fuya tomba amoureux de mama Cotacachi, qui le repoussa par fidélité à l’Imbabura. Ce rejet expliquerait que ce massif soit toujours noir, la tête dans les nuages et l’on raconte même que les lagunes qu’il abrite sont ses larmes.

 

Ariane & Anne-Claire

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