Souvent ignoré des touristes, l’Equateur a l’avantage de regorger d’une variété de paysages étonnants, tout en préservant un mode de vie et une culture traditionnels, loin des hordes de vacanciers. Une porte d’entrée idéale pour découvrir l’Amérique latine et pour l’accueil des volontaires Impulso.

Plages de surf, montagnes escarpées, jungle luxuriante … Niché entre le Pérou et la Colombie, l’Equateur est le plus petit des pays andins. Sa position géographique lui confère l’avantage de réunir une grande diversité de paysages, concentrée sur une petite surface : le pays est en effet plus petit que la moitié de la France ! On peut par ailleurs diviser le territoire en quatre régions distinctes.

A l’est, ce sont les côtes du Pacifique, les plages de sable blanc et les eaux cristallines. On peut notamment y admirer, entre juin et septembre, le spectacle des baleines à bosses qui remontent les côtes pour aller donner naissance à leurs petits dans des eaux chaudes.

Au centre, c’est la Sierra, la Cordillère des Andes, ses volcans enneigées et ses montagnes escarpées. C’est là que l’on part à la rencontre des équatoriens, dans les villes de Quito et d’Otavalo, par exemple.

A l’ouest, l’Amazonie, la jungle luxuriante et les populations indigènes. A moins de quatre heures de la capitale, la forêt révèle ses mystères au plus aventureux des voyageurs.

Enfin, plus loin, sur l’Océan Pacifique, ce sont les îles Galapagos, véritable trésor de biodiversité. 22 îlots volcaniques composent l’un des archipels les plus fascinants du monde, hôte des mystérieux iguanes géants, des fous à pattes bleus et rouges et de tortues centenaires.

Un patrimoine riche

Si l’Equateur recèle de trésors naturels, il n’est pas en reste côté culture. 300 ans de colonisation espagnole ont laissé une marque forte dans les différentes villes du pays, et notamment à Quito, la capitale.

Perchée à 2850m d’altitude, Quito a su laisser la modernité s’installer dans ses quartiers nords (qui ont vus malls et autres tours s’élever vers le ciel) sans pour autant déplacer le coeur de sa vie de son quartier historique, plus au sud. Véritable vivier d’architecture coloniale, le centre historique de Quito a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1978. Là, on peut découvrir la vie traditionnelle des habitants du pays.

Mais pour se laisser véritablement envoûter par le charme des équatoriens, rien de tel qu’un séjour à Otavalo, à 90km au nord de la capitale. C’est ici que l’on trouve le plus célèbre marché du pays, où locaux et touristes se pressent tous les jours. Le lieu est idéal pour l’achat d’artisanat andin. On y trouvera tant des couvertures ou tapis en lamas que des imitations Adidas, sans oublier bien sûr les incontournables ponchos ! Ce vêtement n’est d’ailleurs pas le résultat d’un stéréotype à la vie dure : au contraire, et surtout à Otavalo, il est presque de rigueur de revêtir ce vêtement traditionnel. Hommes et femmes l’arborent assortis de la tenue andine typique. Il est d’ailleurs insolite de les observer en costume traditionnel mais penchés sur des téléphones portables !

Des coutumes métissées

Il faut dire que côté coutumes, les équatoriens aiment le mélange. Si la plupart des autochtones sont catholiques (héritage de l’ère coloniale oblige !), ils savent généralement très bien allier les rites traditionnels à des croyances indiennes plus anciennes encore. L’ensemble donne un mélange pittoresque, comme par exemple lors de la semaine Sainte, où de nombreuses festivités sont organisées, faisant cohabiter anciennes divinités avec la religion catholique.

Résultat de cette ouverture d’esprit : une population particulièrement accueillante, curieuse de l’autre. Il est donc plutôt aisé d’aller à la rencontre des équatoriens, qui seront ravis de partager un peu de leur vie quotidienne avec les voyageurs. Ne vous étonnez d’ailleurs pas de la familiarité de la population : il est tout à fait naturel, ici, de donner des compliments et des embrassades sans la moindre gêne, et ce, même à des étrangers.

On sera aussi souvent ravi de vous faire participer à des fêtes, avec lesquelles on ne plaisante pas ici ! La musique a d’ailleurs une grande place dans la vie des habitants, au point que le pasillo, musique traditionnelle d’Amérique Latine, a été élevée au rang de symbole national.

Côté cuisine, enfin, l’Equateur se rapproche beaucoup de ses voisins andins. Les plats sont principalement composés de riz, de pommes de terre, d’haricots rouges et de poulet. En revanche, il ne faut pas passer à côté de l’une des spécialités locales : “el cuy” (prononcer “couille”), le cochon d’Inde. Un véritable délice pour les habitants, qui le consomment généralement à l’occasion des grandes célébrations.

Trésor de diversité tant naturelle que culturelle, l’Equateur constitue sans nul doute un cadre idéal pour découvrir l’Amérique latine, qu’il s’agisse d’une première fois ou non. Bénéficiant également d’une relative stabilité économique, le pays a également été le cadre idéal pour l’implantation des volontaires d’Impulso, à Otavalo. L’occasion pour eux de se familiariser avec la culture sud-américaine. (et la bim petit lien qui renvoie à la fiche volontaires).